P.E.M.

 

Les professeurs aussi ont besoin d’apprendre, de se former afin de progresser dans leurs pratiques et de proposer les activités les plus intéressantes pour les élèves. C’est pour cela, pour les élèves, que nous, l’équipe de PEM, M.Florès, Mme Pitoiset, Mme Cardat, Mme Ha et Mme Seigneuret, sommes allés en formation mardi 17 octobre.

 

Dans un premier temps, nous avons réfléchi sur des axes abordés en PEM :

  • comprendre ce que sont l’identité et la trace numériques
  • adopter progressivement une démarche raisonnée dans la recherche d’informations
  • découvrir des représentations du monde véhiculées par les médias
  • exploiter le centre de ressources comme outil de recherche de l’information
  • se familiariser avec les différents modes d’expression des médias en utilisant les canaux de diffusion
  • apprendre à distinguer subjectivité et objectivité dans l’étude d’un objet médiatique
  • distinguer les sources d’information, s’interroger sur la validité et la fiabilité d’une information.

 

Ensuite, nous avons assisté à une conférence de Benjamin Bérut, docteur en sciences politiques, responsable contenu digital d’Eduscol et enseignant en communication. L’intervention était sur le storytelling, à savoir si l’angle de la narration permet de développer un esprit critique vis-à-vis de l’information. Benjamin Bérut a pu parler notamment des mécaniques du récit, à savoir qu’un récit est une vision subjective, il définit qui sont les « gentils » et les « méchants ». Un récit illustre un corpus de valeurs. Avec les exemples de l’Odyssée et de l’Enéide, il a montré que les valeurs étaient différentes selon les points de vue, selon les peuples, selon l’angle de narration. Qu’est-ce qui nous fait adhérer à un récit ? Le point de vue positif, c’est-à-dire l’empathie, ou le point de vue négatif c’est-à-dire la spirale du silence, le fait que la pression autour autour de nous fait qu’on ne s’oppose pas à une certaine interprétation. 

 

Avec le numérique, chacun peut créer son propre espace d’informations. Quelle éthique alors pour le storytelling ? Il y a une nécessité de toujours adapter le récit. Un récit c’est la capacité à suivre les événements dans une perspective, c’est une attente. On construit une interprétation en amont des événements. L’imprévu et l’inattendu est rare, la norme des médias c’est l’attendu. 

 

L’après-midi, nous avons participé à différents ateliers :

  • collaborer, partager avec des images
  • intégrer les réseaux sociaux aux activités des élèves
  • réaliser une émission de radio dans les conditions du direct
  • réaliser un reportage avec un téléphone ou une tablette
  • les fondamentaux de l’écriture journalistique.

 

Dans l’atelier « réaliser un reportage avec un téléphone ou une tablette », nous avons revu les fondamentaux des aspects techniques (lumière, cadrage, …) . Les formateurs ont rappelé qu’il faut, avant de commencer à filmer, un minimum d’écriture, un plan de tournage qu’on envisage. On utilise l’image pour dire quelques choses, comme on utiliserait des mots. Pour raconter en image, il y a, comme toute production, un travail d’écriture. Le son est extrêmement important : même si l’image est de mauvaise qualité, on peut la regarder alors que si le son est médiocre, le reportage est difficile à regarder.

 

Faire tourner des vidéos par les élèves avec des tablettes ou des téléphones est intéressant à deux niveaux : ce sont des outils très répandus d’une part et d’autre part ils sont polyvalents. Avec les tablettes nous avons des applications qui permettent de monter et qui sont tout à fait accessibles aux élèves. Comme on peut se connecter, cela permet de poster immédiatement sa vidéo.

 

Les formateurs nous ont rappelé l’importance de donner les consignes techniques aux élèves : comment tenir sa tablette ou son téléphone, comment se stabiliser… Le scénario ou le story-board est indispensable pour éviter les rush inutiles. Le montage final est souvent compliqué, il est important que les élèves soient en groupes réduits pour qu’ils participent à toutes les étapes de la production.

 

L’atelier « les fondamentaux de l’écriture journalistique » visait à faire découvrir aux débutants les bases de l’écriture journalistique d’information à enseigner aux élèves des classes EMI qui se cantonneraient à ce genre de journalisme. Nous avons pu voir, en confrontant notre projet à ceux des autres participants que notre projet était assez ambitieux. Bien que nous travaillions plutôt au journalisme d’opinion, nous avons glané différentes informations et ressources très utiles à la poursuite de notre projet PEM. Nous avons pu revoir avec précision l’ensemble des contraintes de structuration et d’écriture d’un article de journal à partir d’exemples concrets analysés en groupe.  

 

L’animateur nous a aussi donné des conseils pour mettre les élèves en situation de développer les sujets de leurs articles en « conférence de rédaction », puis à partir d’une carte mentale disponible sur un site facilement exploitable. De cette façon, nous espérons en l’exploitant aider nos élèves à parvenir à une plus grande qualité d’écriture. D’autres ressources nous ont été données qui devraient nous permettre de développer, diversifier en enrichir nos activités en classes.

 

L’équipe PEM du collège Arthur Chaussy

  • Les professeurs de PEM en formation

  • Publié le: 2017-10-19

  • Auteur: Mme Seigneuret

  • Rubrique: P.E.M.